Ce sera finalement Sidi Ould Tah. L’élection à la présidence de la Banque Africaine de Développement a mis fin au suspense à Abidjan. Pour remplacer le Nigérian Akinwumi Adesina qui a marqué la banque multilatérale de développement d’un mandat décennal, c’est donc le Mauritanien, jusqu’alors à la tête de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique, qui a été choisi par le collège des 81 pays membres africains et non africains.
“Mon ambition, à la tête de la BAD, serait de décupler les financements liés à la Coupe du Monde”
Au début du mois, l’économiste donnait une interview exclusive à TelQuel dans laquelle il expliquait son engagement tardif dans la course, pour finalement rafler la mise. “Mon ambition, à la tête de la BAD, serait de décupler les financements liés à la Coupe du Monde”, avait-il alors annoncé, entre autres promesses concernant l’eau, le développement humain du continent et son industrialisation.
En remportant la présidence de la BAD, Sidi Ould Tah élimine le Sénégalais Amadou Hott, ancien envoyé spécial auprès de la BAD (3,55 % des suffrages) ; la Sud-africaine Bajabulile Swazi Tshabalala (5,9 %), qui fut vice-présidente de l’institution ; le Zambien Samuel Munzele Maimbo, vice-président de la Banque mondiale (20,26 %) ; et le Tchadien Abbas Mahamat Tolli (0,88 %), ancien gouverneur de la Banque centrale des pays d’Afrique centrale.
